L’enfant du pays, Matéo Bohéas, un pongiste de niveau mondial

L’enfant du pays, Matéo Bohéas, un pongiste de niveau mondial

Enfant du Pays d’Ancenis, Matéo Bohéas se hisse au troisième rang mondial handisport de tennis de table et a participé aux Jeux Paralympiques de Rio du 7 au 18 septembre 2016. À 19 ans, ce pongiste de Ligné a déjà tout d’un grand sportif.

Une passion familiale

Des parents, un frère, une soeur et des amis pongistes : chez Matéo, le tennis de table est presque un passage obligé. Baigné dans le sport depuis sa plus tendre enfance, le jeune homme a commencé à taper dans la balle à l’âge de 6 ans au club de Ligné. Il se souvient : « On restait tard le soir dans la salle Eugène Durand avec des amis, tous pongistes. » Le sportif a toujours gardé contact avec son premier club : « Il m’arrive de retourner à Ligné pour m’entraîner avec mes anciens coéquipiers.
Ils sont heureux de me revoir et fiers. Je reçois toujours des messages quand je pars en compétition. » D’abord entraîné par son père jusqu’au début du collège, il a vite séparé le sport de sa vie familiale. « Au bout d’un moment avec les parents ça devenait difficile. »
Né avec une malformation du pied et souffrant d’une atrophie du bas du mollet gauche, son handicap ne l’a pas empêché de gravir les échelons pour atteindre aujourd’hui son meilleur niveau. « Je suis né comme ça et je fais avec. »

Un rythme soutenu

Après avoir décroché son baccalauréat économique et social en 2014 au lycée Chevrollier à Angers, Matéo intègre la fac de sport à Nantes en licence de sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS). Il est actuellement en 3e année. Son souhait ?
Devenir professeur d’éducation physique et sportive « si possible dans la région nantaise, j’y suis attaché ».
Sport, études, amis, famille… L’emploi du temps de Matéo est bien rempli. « Cette année, entre les tournois internationaux (Slovénie, Slovaquie, Allemagne, Italie, Danemark, Costa Rica), les stages de préparation, les cours, les entraînements, c’est beaucoup de fatigue accumulée. »
Ses journées : 9h – 15h études, 16h – 19h entraînement. « La Fac est très compréhensive par rapport à mon statut de sportif, mon emploi du temps a été aménagé. Ils sont à fond derrière moi, l’association étudiante a même posté un article sur leur page Facebook. C’est réconfortant. »

Première qualification pour les J.O., première victoire

« Jusqu’à mi-décembre, je n’étais pas sûr de participer aux Jeux. Au Costa Rica, dernier tournoi classificatoire, je perds en finale contre le n° 1 mondial mais je décroche ma place pour Rio, j’étais hyper content ». Et après ? « Une période de décompression, la reprise des entraînements à la mi-février, puis direction Rio en septembre. » Ses proches ont toujours été présents et fiers de sa réussite. « Mes parents m’ont toujours soutenu et encouragé. D’ailleurs ils viennent au Brésil. »
Encore un peu mal à l’aise avec son début de célébrité, Matéo a la tête sur les épaules. Conscient que sa participation est une chance inouïe, il reste sérieux et continue de s’entraîner. « On verra comment les événements se passent, je ne veux pas avoir de regrets là-bas ». Il avoue : « J’y vais aussi pour gagner… Enfin au moins avoir une médaille ! ».

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