Connaissez-vous l’histoire de la commune d’Oudon ?

Connaissez-vous l’histoire de la commune d’Oudon ?

Connaissez-vous l’histoire de la commune d’Oudon ? Voici ce qu’il faut retenir…

C’est au XIème siècle qu’apparaît le nom d’Oudon par des actes citant ses seigneurs Amauricus, Rudulfus de Odonio et Johannes de Uldono (on remarque la consonance germanique des prénoms laissés sans doute par les Vikings).

En 1130, Willelmus de Uldone fonde le prieuré d’Oudon.

En 1254, la seigneurie s’étendant sur les communes d’Oudon, Couffé et le Cellier, passe par alliance à la famille des Châteaugiron.

En 1352, alliance entre les familles de Châteaugiron et Malestroit. Jean de Châteaugiron prendra par la suite le nom de sa grand-mère « Malestroit », beaucoup plus prestigieux dans l’aristocratie bretonne. Les seigneurs d’Oudon ont pour résidence le château de Vieille Cour (sur les bords du Hâvre près de la nationale en amont du viaduc, accès par la Mabonnière).

En 1385, Alain de Malestroit, lieutenant général du duché de Bretagne, obtient l’autorisation de construire au confluent du Hâvre et de la Loire l’actuel château d’Oudon à condition de démolir celui de Vieille Cour. Sur l’autre rive de la Loire, se dresse Châteauceaux (citadelle comparable à celle de Carcassonne) appartenant à Olivier de Clisson, petit-fils du connétable, et à sa mère Marguerite. Olivier descend par sa grand-mère du duc Jean III de Bretagne et sa mère revendique pour lui la couronne ducale. Elle invite en son château le duc Jean V et le sire d’Oudon qu’elle retient prisonniers. L’armée bretonne assiège la ville et délivre son duc. Châteauceaux sera rasée et les habitants devront reconstruire leur ville en dehors de l’ancienne citadelle (l’actuel Champtoceaux).

Au XVème siècle, Anne de Bretagne, dernière duchesse de Bretagne, épouse successivement Charles VIII puis Louis XII. Sa fille, Claude, épouse François Ier.

La Bretagne est définitivement rattachée au royaume de France mais garde son parlement et une fiscalité distincte. Oudon, située sur la frontière et au centre d’un trafic commercial intense, est le théâtre de nombreux actes de contrebande.

1526, marque la fin des Malestroit dont les derniers, Jean et Julien sont condamnés à mort par François Ier pour meurtre, sévices sur la population et les marchands, et fabrication de fausse monnaie. La Tour est ruinée.

En 1789, la tour d’Oudon, propriété des Montmorency puis des Condé devient bien national et est vendue aux époux Granger. Au pied des remparts vont passer tantôt les troupes royalistes et fédéralistes, tantôt les troupes républicaines tandis que l’intérieur du monument se délabre considérablement au point de ne plus avoir ni étages ni escaliers.

La vie d’Oudon se déroulera à l’identique des autres villages français au gré des fêtes, des grands travaux, des moissons, des vendanges mais aussi des tempêtes, des inondations et des mobilisations générales.

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