Le commerce à Châteaubriant au Moyen-Age

Le commerce à Châteaubriant au Moyen-Age

La richesse du commerce à Châteaubriant au Moyen-Age

Ville artisanale, Châteaubriant est aussi une ville commerçante, un centre d’échanges qui ravitaille sa population, qui écoule les produits de son artisanat et ceux des campagnes voisines, par exemple les poteries du village des Landelles dans la paroisse d’Erbray, et qui redistribue de nombreuses marchandises venant surtout du Pays nantais, du pays rennais et d’Anjou.

La halle et ses marchés du mercredi concentrent une bonne part de ses activités marchandes. Le commerce des denrées alimentaires est le mieux connu. Les produits d’origines animales  sont surtout le beurre, les viandes (porc, veau, mouton, volailles dont les oies), le miel. Pour les poissonniers, chaque obligation d’abstinence du vendredi et du Carême est une aubaine.

Les produits d’origine végétale sont également très variés : avoine, froment rouge, froment noir, orge, seigle, chanvre, lin, beaucoup de légumes (ail, fèves, navets, poireaux, oignons, panais, pois) ainsi que des fruits (cerises, pêches, poires, pommes, prunes, raisin, coings) sans oublier d’autres produits comme les châtaignes, les noix, les nèfles, les cormes, etc.

Des produits transformés ne sont pas absents : pain variés (de seigle, pains blanc, gros pain), fouaces, tourteaux, gâteaux…

Cette énumération rend compte de la polyculture pratiquée dans les campagnes castelbriantaises. Les taverniers et aubergistes les plus divers font de leurs maisons des lieux de rencontres et d’affaires…

La grande foire annuelle de Béré, sur le Champ Saint-Père, est très connue dans le duché. Si elle draine la foule venant de toutes les campagnes environnantes, elle attire aussi de gros marchands des grandes villes voisines (Rennes, Nantes, Angers). Ainsi, les produits plus rares, importés, y côtoient les productions agricoles et de l’artisanat local. Autour de cette « Foyre de Beyré », s’organisent d’autres manifestations qui témoignent de l’importance de ce moment de l’année. Par exemple, les officiers seigneuriaux tiennent leur plaids généraux le lendemain du jour de foire.

Au XVème siècle , Châteaubriant est une « entrée et une yssue » du duché de Bretagne. le commerce frontalier porte sur les grande catégories de marchandises suivantes : la pierre et les matériaux de construction, les produits de ravitaillement alimentaire, dont le vin et le sel, les matières premières très variées nécessaires à l’artisanat, et les objets manufacturés. […]

Dans nos textes, la principale marchandise nommée est le vin qui provient surtout d’Anjou, et pas seulement du vignoble du seigneur. En 1480, Châteaubriant est citée comme « recepete dud devoir d’entree des vins rentrans », c’est à dire un centre de perception du droit de douane concernant les vins.

Le grand chemin qui mène de Châteaubriant  à Angers par Candé est un axe essentiel d’échanges entre la Bretagne et l’Anjou.

Texte extrait du livre Châteaubriant au Moyen-Age. Des origines à la fin du XVè siècle de Christian Bouvet. Cliquez ici pour le commander

 

Sélection de produits à Châteaubriant