Les origines de Châteaubriant

Les origines de Châteaubriant

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Bandeau 30 jours Châteaubriant

Pour commencer cette série voici :

LE PRIEURÉ BÉRÉ ET LES ORIGINES DE CHÂTEAUBRIANT… 

Description des lieux

Le quartier de Béré, ce site sur les hauteurs de la ville et domine la Chère. Il a été peuplé en des temps lointains qu’on ne peut exactement dater. On sait seulement que vers l’an 850 existait une église appelée “Eglise St Pierre”, à l’angle de l’actuelle rue du Champ de Foire et de la Route de Rennes et que le bourg de Béré comportait 13 feux (13 familles soit 100 à 150 personnes)

“Béré” viendrait de “BAIRIACUS” : Ber : haut, élevé

i : rivière et ac : habitation. Bourg élevé auprès d’une rivière. Par la suite le nom aurait été transformé en Bairéus, Béréus, Béré …

Il ne s’agit sans doute pas d’une occupation romaine, mais d’une occupation locale, dans une région de bois et de landes, propice à toutes les légendes comme celle de la Bête de Béré ou celle de la Belle de Béré, propice aussi aux cultes divers, notamment à celui des druides puisque s’est perpétuée très longtemps la pratique druidique de l’an neuf, ou du moins un mélange de pratiques druidiques et chrétiennes : aller dans les forêts cueillir le gui-de-chêne le jour de l’an, et quêter ensuite pour payer les cierges utilisés pour l’église notamment à la fête de la Purification où chaque fidèle devait avoir un cierge. Cette pratique, qui donnait lieu à des abus de boissons et de chansons fut interdite vers 1732 et disparut en 1762.

la Bretagne en quelques dates

435 – les romains chassés de l’Armorique

480-780 : les Francs

480 – Clovis – puis son fils Childebert

628 – Dagobert (descendant de Clovis) . Le bon roi Dagobert, a mis sa culotte à l’envers, Le bon St Eloi, lui dit “Oh mon roi, Votre majesté est mal culottée … (“chanson” de V. Hugo)

752 – Pépin le Bref

768 – Charlemagne (fils de Pépin le Bref)

845 : Nominoë bat les Francs à Ballon (près de Redon)

936 -939 – Alain Barbe-Torte libère le pays des Normands .

C’est le retour à l’indépendance de la Bretagne, ce qui déplait fortement aux rois de France.

Aux origines de Châteaubriant

939 : après avoir chassé les Romains, tenu tête aux Francs et repoussé les Vikings, la Bretagne est enfin libre, mais dévastée. Les monastères se reforment et les moines vont dans les campagnes pour regrouper et évangéliser les quelques habitants. C’est l’amorce de nouvelles futures paroisses, comme à Béré où sur un éperon rocheux, se crée la Paroisse St Pierre avec 13 feux (13 foyers), ce qui fait 100 à 150 personnes environ.

Vers 1025-1030, le Comte de Rennes envoie dans notre région une famille bretonne de haute lignée : Dame Innogwen, femme d’un petit chef breton sans doute décédé, et son fils Brient, avec l’objectif d’implanter un point de défense et de fermer la frontière entre la Bretagne et le Royaume des Francs.

Innogwen s’installe d’abord non loin de Béré, sur une motte féodale créée sur la rivière La Chère. De là vient sans doute l’appellation le “Bois Briant”, donnée à ce manoir.

Cette famille, en 30 ans, ouvre 3 gros chantiers :

• Le prieuré St Sauveur

• Le château en bois, sur une butte dominant les marais de la Chère

• L’Église St Jean (de 1060 à 1080)

Monastère et église de Béré

Béré, qui s’est appelé aussi Bairiac, ou Béréus, ou Bairiacus, était idéalement situé sur la voie Angers-Rennes et contrôlait la vallée de la Chère. Il s’y élevait vraisemblablement des maisons basses, avec une seule pièce en terre battue, assez vaste pour qu’on puisse y prendre les repas et s’y reposer la nuit sur des bat-flanc garnis d’herbes sèches. La petite “Eglise St Pierre” se dressait à l’angle des actuelles rue du Champ de Foire et Rue du Faubourg de Béré, mais les pratiques druidiques y restaient vives.

Et puis, de l’autre côté de la Chère, il y avait une butte de 70 mètres de haut. C’est là que, Brient 1er construisit son château vers 1040-1050, sans doute en bois. Celui-ci prit le nom de “Castellum Brientii”, qui, de nos jours, fait CHATEAU – BRIANT. On devrait écrire CHATEAU-BRIENT, le château du seigneur Brient.

Au début du 12° siècle commença la construction du château en pierre, de schiste pourpre, qui trahit la présence en notre région d’un riche minerai de fer. De ce château, il reste le Grand Donjon.

Ainsi, au XI°-XII° siècles, Dame Innogwen, Brient et leurs descendants deviennent les maîtres de cette région frontalière appelée “Le Pays de La Mée”….

Sources : http://www.chateaubriant.org/70-Eglise-de-Bere

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